lundi 22 juin 2009
J'aime pas les rhododendrons...
J'aime pas les rhododendrons
Parce que les rhododendrons
Sont d'la famille de plantes dicotylédones gamopétales
Comme les azalées
Ça veut tout dire... C'est l'avis de Sim, pas le mien...
Je ne connaissais pas vraiment les paroles de cette "scie" et j'ignorais que l'humoriste déplumé comme un oisillon tombé du nid avait de telles connaissances en botanique !
Moi, je les aime, les rhodos !
Au temps où, je ne connaissais des Alpes que la vallée de Chamonix...
Ils symbolisaient la montagne et les vacances...
Tout comme les gentianes acaules...
Pour ne pas les rater, nous partions début Juillet
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Puis, mes enfants ont grandi, ensemble nous avons progressé, appris à lire les cartes, découvert d'autres vallées, fait le tour de plusieurs massifs, puis nous nous sommes enhardis et avons grimpé de nombreux sommets accessibles aux randonneurs...
A présent, nous voici tous installés "Ici" ou "là" dans les Savoies...
Mais j'aime toujours les rhodos !
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J'ai découvert d'autres espèces mythiques...
Dans un endroit secret j'ai "MES" Sabots de Vénus
chaque année, en rangs bien ordonnés, Ils semblent attendre ma visite, un rendez-vous que je ne voudrais pas manquer
Ils sont menacés par l'extension des sapins qui les entourent, et je ne peux éliminer que les branches les plus gènantes... un petit coup de tronçonneuse serait le bienvenu...
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Je me penche sur les discrètes, les minuscules...
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Un exemple, pour vous dire à quel point mon regard a évolué : grâce à Lumix, je trouve même de la beauté à ces Rumex Alpinus amateurs d'azote qui recouvrent les lieux de chôme des troupeaux !...
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J'apprends peu à peu à nommer les espèces...
Je me déplace pour en rencontrer de nouvelles...
Mais j'aime toujours autant les rhododendrons, n'en déplaise à Sim !
mercredi 29 avril 2009
Le pouvoir des fleurs... (Suite)
ah! sur la terre
il y a des choses à faire
pour les enfants, les gens, les éléphants
ah! tant de choses à faire
moi pour te donner du cœur
je t'envoie des fleurs (Laurent Voulzy)
Envoyer, certes non, mais seulement vous montrer quelques espèces qui m'enchantent... Les images sont moins périssables...
Inutile de cueillir !
Je ne saurai vous dire pourquoi certains alpages offrent à ceux qui les parcourent plus d'espèces que d'autres... la nature du sol, l'exposition et le mode d'exploitation n'expliquent pas tout...
Les pentes du Grand Chatelard ne m'ont jamais déçue, en toute saison... Ce sommet fait partie de "mes" jardins préférés.
Le sentier s'élève rapidement au-dessus de la route forestière, peu après avoir traversé le hameau de la Balme, totalement désert, j'ai commencé à rencontrer de la neige... et des traces du tétra-lyre...
C'est là, que s'épanouit chaque année la Pulsatille printanière.
Isolée ou en groupe bien ordonné...
mais aussi en pagaïe...
Je me suis longuement attardée auprès d'elles...
Avant de me tourner vers les hépatiques plus discrètes...
souvent cachées sous les juniperus...
quelques feuilles de l'an dernier subsistaient... d'autres apparaîtront après la floraison
Escortée de nombreuses cicindèles j'ai ensuite repris ma progression...
traversant des creux comblés de neige profonde...
Heureuse d'avoir enfin les pieds au sec dans les passages rocheux des derniers ressauts...
Au sommet, je me suis contentée du panorama...
Le Pic de l'Etendard n'est finalement pas très loin... d'autres fleurs m'attireront cet été à ses pieds près du glacier de St Sorlin...
si tout va bien...
En descendant, j'ai eu une petite pensée pour vous tous...
J'avais dédaigné les crocus, en majorité blanc, jusqu'à ce que je découvre ceux-ci...
Il paraît que c'est Talaüs qui a inventé le compas !
Ne serait-ce pas Crocüs ?
Autour des chalets et des granges du hameau, une fleur dont j'igorais la présence sur ce site m'a encore retenue.
Il s'agit de la Gagée de Liotard.
Elle figurera un jour ou l'autre sur le blog végétal...
Quand ?... C'est une autre histoire...
Les espèces se bousculent pour paraître et certaines attendent leur tour depuis l'été 2008 !!!
Impossible de reprendre la route sans contempler encore les Aiguilles d'Arves et leur escorte de sommets...
C'est ça, la Maurienne !
Dans peu de temps, c'est de l'autre côté de la vallée
que je tenterai de revoir des fleurs "en voie de disparition"
lundi 27 avril 2009
Le pouvoir des fleurs...
changer les âmes
changer les cœurs avec des bouquets de fleurs
la guerre au vent
l'amour devant
grâce à des fleurs des champs (Laurent Voulzy)
Certains d'entre vous, s'en souviennent peut-être... J'avais prolongé mon voyage botanique de printemps par une visite à mes enfants à St Julien en Genevois.
Même si le ciel était bien maussade lorsque j'ai quitté Claire et ses parents, le dimanche 12 Avril, Le Vuache se trouvant sur ma route, je ne pouvais pas manquer de parcourir ses pentes avant de rentrer chez moi...
Nos amis Genevois fréquentent assidûment ce secteur quand ils sont las du Salève ! J'étais donc loin d'être seule !
C'est un sommet modeste qui fait suite à la chaîne du Jura. Il offre en cette saison des espèces particulières qui attirent les botanistes... tandis que d'autres sont convoitées par les cueilleurs...
Comme ces jonquilles...
Alors que les corydales tapissaient les bois...
La lathrée écailleuse plus discrète...
n'intriguait que certains marcheurs attentifs...
Les erythrones dent de chien connaissaient un franc succès
Au passage j'ai entendu des personnes parler de cyclamen...
Ce qui m'a donné un prétexte pour étaler "ma science" !!!
...En toute modestie car je n'ai pas oublié mes propres questionnements lorsque je les ai rencontrés pour la première fois...
...C'était dans l'Aubrac, sur le chemin de Compostelle et ce n'est pas la longueur de l'étape à parcourir qui aurait pu m'empêcher de me pencher pour les observer en détail...
Au retour, j'avais dû chercher longuement leur nom, avant d'apprendre que je pourrais en voir dans plusieurs sites en Savoie !
Cette balade sur le Vuache m'a permis de finir en beauté mon périple, j'ai trouvé tout ce que je souhaitais et même davantage... Seul le sommet, situé dans un secteur boisé m'a déçue.
D'autres pentes offrent une belle variété de fleurs,
C'est le cas de celles du Grand Chatelard... en Maurienne
Là, un panorama exceptionnel est offert dès le parking...
A Suivre...
mardi 10 février 2009
Petite fleur
J'ai caché mieux que partout ailleurs
Au jardin de mon cœur une petite fleur (Sydney Bechet)
Cette fleur plus jolie qu'un bouquet...
Gracile, unique, elle se tenait au bord du sentier qui permet de franchir les falaises qui ceinturent le célèbre mont Granier, ce sommet mythique du bassin Chambérien, par le Pas de la Porte.
Ce sont les Grassettes alpines et les clématites qui m'avaient fait choisir cet itinéraire...
Cette petite merveille m'a été donnée par surcroît...
Par quel miracle avait-elle échappé aux pesantes chaussures des nombreux marcheurs qui ce matin du dimanche 22 Juin, par un temps radieux m'avaient précédée...
J'ai regardé si je pouvais en voir d'autres, semblables dans l'espace étroit qui m'était accessible sans risquer un grand plongeon mais rien... Renonçant à compter les pétales surnuméraires je l'ai présentée à Lumix... et alors que je cherchais comment donner une indication de sa taille...
une mouche de taille moyenne est venue spontanément m'offrir son concours...

Je l'ai quittée avec regret... La laissant là, fragile et isolée
Le lendemain les Lys des Pyrénées, m'ont éloignée pour quelque jours... au retour, j'ai tenté de contacter le Conservatoire National et divers botanistes officiels, mes mails sont restés sans réponse...
Ce n'est que tout récemment que j'ai songé à m'adresser au Webmaster de Florealpes, la réponse ne s'est pas fait attendre, la voici :
<<Pour votre fleur jaune,il s'agit d'une renoncule du type montanus, bulbosus ou acris avec des pétales sur-numéraires...un joli petit monstre>>
Selon moi, il s'agit d'un bouton d'or qui rêvait de devenir aussi gros qu'une pivoine...
Je remercie Frank le Driant et j'invite ceux et celles qui souhaiteraient découvrir la flore alpine à visiter son site. Les balades botaniques qu'il propose sont prometteuses et me semblent un excellent moyen d'aborder la montagne pour ceux qui redoutent de s'aventurer seuls.
mercredi 10 septembre 2008
Prom'nons nous, dans les bois,
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y 'était
Il nous mangerait,
Mais comm' il n'y est pas
Il nous mang'ra pas.
Chanson d'enfance pour champignons de livres d'images...
J'en ai dessiné des ribambelles
un trou, quatre clous dorés : mon tricotin... J'en ai fait des Kilomètres, c'est que de mon temps, mes enfants, il n'y avait pas la télé...
Je ne connaissais pas celui-là, je l'aurais bien aimé aussi, je crois...
vous savez son nom ?
Loup y es-tu ?
Que fais-tu ?
Entends-tu ?
Chut, pas si fort, il n'est pas très loin...
jeudi 28 août 2008
Un, deux, trois,
Nous irons au bois,
Quatre, cinq, six...
Compter les chardons...
En réalité c'est au-dessus des bois, sous la falaise de rochers de l'arclusaz que se passait l'opération comptage des Panicauts des Alpes.
Le temps était médiocre, heureusement il ne restait qu'une petite surface à visiter. Les jours précédents d'autres volontaires avaient ratissé une grande partie de la station.
Il ne s'agissait pas de compter seulement les tiges fleuries...
mais de faire l'inventaire des jeunes plantes en repérant les feuilles dissimulées dans l'abondante végétation de cette fin d'été bien arrosé.
Quelque chose qui ressemblait à chercher une aiguille dans une botte de foin !
Je remercie l'animateur du Parc des Bauges qui a songé à me contacter et ainsi m'a fourni une excellente occasion de découvrir ces Reines des Alpes que je n'aurais pas su situer.
A présent l'alpage est livré à un troupeau de vaches chargé de ralentir l'embroussaillement de la zone.
dimanche 17 août 2008
L'étrangère (Suite)
Comme je l'avais annoncé voici un second message concernant les plantes invasives, venues d'ailleurs...
La renouée du Japon (Fallopia japonica) ne cache pas son jeu, d'emblée elle étouffe tout ce qui l'entoure s'étale, s'élève et s'impose... son feuillage n'attire pratiquement aucun prédateur
introduite à des fins décoratives et mellifères dès 1830, elle ne cesse de se propager
Sa robustesse, sa facilité à se reproduire sont décrites dans de nombreux sites et le terme de peste végétale qui lui est appliqué est tout à fait justifié et évident...
On pourrait la surnommer "Attila"... où elle passe plus rien ne pousse... de plus elle obstrue les ruisseaux et nécessite d'importants travaux d'élagage
Ce que le Conseil de Savoie en dit : http://www.cg73.fr/index.php?id=1235
Elle est suivie de près par le raisin d'amérique, (Phytolacca americana).
Une plante qui peut séduire les jardiniers en quête de nouveautés insolites...
Et c'est vrai qu'avec ces tiges roses et ces fruits verts, elle flash !
les fruits murs ont été utilisés pour teinter le vin, cet usage est à présent interdit
"Ici" elle se répand allègrement et ses tiges ne sont guères plus fines que celles de la renouée, l'une et l'autre de ces plantes atteignent et dépassent bien souvent 2 m
Vous en saurez davantage en allant voir chez Kriss
http://www.krissnature.net/article-5408554.html
Et puis il y a cette arbuste sympathique : le Budhleia... (Buddleja davidii), originaire de Chine et surnommé "arbre à papillons"
"Ici", il y en a partout... Ils sont particulièrement beaux cette année... ... Ils parfument mes promenades le long de l'Isère mais n'en sont pas moins invasifs... Ils colonisent les berges et les remblais de chemin de fer... et atteignent des hauteurs considérables
Ils n'ont nul besoin de la main du jardinier pour se propager dans le moindre espace inculte et produire de longues grappes parfumées...
Quoiqu'on en dise je n'ai jamais eu l'occasion de faire une prise de papillon sur un buddleia, j'ai seulement raté récemment une Sésie-frelon qui butinait au sommet, c'est-à-dire à plus de 3 m...
Quand j'ai découvert cette fleur délicate aux abords d'un entrepôt industriel
J'étais loin de me douter qu'il s'agissait aussi d'une envahisseuse...
Pour savoir le nom de la belle inconnue j'ai consulté Kriss. Il lui a été facile de me répondre puisqu'il avait publié en décembre 2007 un article à son sujet.Il s'agit de l'Oenothère élégante (oenothera speciosa)
Je vous invite à aller voir ce qu'il en dit : http://www.krissnature.net/article-14574767.html
Elle paraît fragile, n'en croyez rien... j'ai arraché une tige... 3 jours, dans un verre d'eau, lui ont suffit pour développer un faisceau de racines et redémarrer une nouvelle vie dans une de mes jardinières où je l'ai installée sous haute surveillance !!!
Voici donc une nouvelle étrangère partie à la conquête de nos terrains vagues. Elles rejoint la Balsamine géante et sa cousine l'Onagre bi-annuelle (dont les tiges dépassent 2 m en fin d'été !!!)
Jolies ces étrangères... mais encombrantes et nuisibles à la biodiversité...
lundi 11 août 2008
Soleil, soleil...
M'attarder dans mon cybercagibi quand le ciel est radieux me paraît inconvenant... tant pis si les images s'entassent sur le disque dur externe... une perturbation est annoncée cette semaine... patience... je trouverai alors le temps de publier la suite de mon bref séjour dans le Morbihan.
samedi 26 juillet 2008
L'étrangère
Certaines plantes introduites sont envahissantes dans nos milieux. Elles sont alors qualifiées de "pestes végétales". Elles sont colonisatrices des milieux naturels aux dépens des espèces indigènes et perturbent les équilibres des écosystèmes...
Elles intriguent, elles séduisent parfois... elles prolifèrent, étouffent les autres plantes... et nécessitent d'importants moyens pour, sinon les éradiquer, au moins contenir leur extension...
Celle que je veux vous montrer est la Berce du Caucase, présente au col du Granier.
Le 18 Juin pas encore fleurie, mais déjà plus haute que moi !
Le 8 Juillet elle déployait ses larges ombelles, en conquérante
Si haut que le zoom était indispensable...
Toute une zone avait été fauchée, Lumix aurait pu se nicher dans le creux de la tige, mais je lui ai interdit car cette plante toxique provoque de fortes irritations...
Si vous voulez en savoir davantage sur l'Heracleum mantegazzianum :
http://www.tela-botanica.org/page:heracleum
samedi 14 juin 2008
C'est si bon, si bon, si bon
Sur le chemin du retour il nous arrive de nous pencher sur d'autres agréments
En vous montrant les flots furieux de l'Isère en crue... Je disais récemment que la nature ce n'était pas que des fleurs et des petits oiseaux...
Eh bien, c'est aussi ces fruits délicieux
Elle est généreuse mais farceuse également...
et propose ces fausses-fraises sans saveur aux gourmands distraits
ce sont les fruits insipides mais non-toxiques du fraisier des Indes dont les fleurs sont jaunes
































































































